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L'heure juste

Groupe Solidarité Justice

Va-Et-Vient

Il vient nous dévoiler l'Amour et nous dit va, je suis le chemin, suis-moi !

C'est le viens-et-va de Noël.

En prolongeant la halte de l'Avent et en faisant taire le bruit strident des sirènes de la consommation, nous pourrions nous offrir un moment de réflexion.

Si nous regardons attentivement le chemin que nous avons parcouru, nous décelons dans nos vies, une suite de va et vient continus ou discontinus, parfois chaotiques, parfois clairs. Nous avons cheminé avec d'autres et nous avons essayé de discerner dans quelles traces nous allions déposer nos pieds pour poursuivre la route de Celui qui est venu à notre rencontre.

En ce temps du rappel de la réalité de Noël, c'est l'image d'un enfant vulnérable qui nous est proposée pour engager toutes rencontres humaines.

François Roustang écrivait que « si nous ne rencontrons pas Dieu dans l'autre c'est que nous ne sommes pas allés assez profondément dans l'humain ». Si nous doutons de la présence réelle de Dieu dans l'autre, nous ne croyons pas à l'Incarnation. Le plus réel de Dieu réside dans la personne humaine, c'est sa demeure dans la vérité. « Ce que vous avez fait aux plus vulnérables, c'est à moi que vous l'avez fait. » Pas question alors de nous évader dans les méandres de nos dialogues intérieurs imaginaires. «Il est là au cœur de nos vies...»

Il vient avec nous parce qu'Il est en nous et va vers le Père avec nous: «Je suis la Voie!». La vulnérabilité de l'Enfant de la crèche nous enseigne l'état d'esprit et de cœur pour un va authentique vers l'autre.

Que l'Esprit inspire nos va-et-vient et nos viens-et-va et que l'inspiration du va de Marguerite nous anime toujours davantage.

Ce sont les vœux que vous transmettent les membres de votre comité exécutif en ce beau temps de Noël!

Denise Brunelle, CND

À la mémoire de toutes les victimes des guerres

Pour la 7e année consécutive, le Collectif Échec à la guerre mène la campagne du coquelicot blanc. Le Groupe Solidarité Justice a signé la déclaration À la mémoire de toutes les victimes des guerres publiée dans Le Devoir du 4 novembre. Nous affirmions porter le coquelicot blanc en signe d’opposition aux politiques militaristes du Canada et à la mémoire de toutes les victimes des guerres, tant civiles que militaires.


Prix Action David Suzuki

CULTIVER L’ESPOIR: un programme du Regroupement Partage cultive depuis 2015 des légumes biologiques sur des terres agricoles inexploitées mises à disposition par la Ville de Montréal. Huit jeunes décrocheurs en réinsertion sociale y pratiquent l’agriculture urbaine. Le projet était l’un des dix finalistes du concours Prix Action David Suzuki.


Nouvelles

De la coalition main rouge

  • La Coalition Main Rouge prévoit offrir des activités d’éducation populaire aux membres et aux alliés de toutes les régions du Québec dans le cadre de la présente campagne «Viser la justice sociale».
  • Dans le cadre de la journée mondiale pour la justice sociale, le 20 février 2018, elle se propose d’organiser une journée d'actions régionales visant le budget préélectoral, ayant pour thème et revendications, ceux de la campagne «Viser la justice sociale».
  • Elle envisage aussi l’organisation d’une action dans Charlevoix au moment de la venue du G7, en juin, afin de mettre de l’avant la question de la justice sociale.

À l'action

Campagne de cartes de Noël

Pour leur cinquième édition, les cartes de Noël du Collectif sans pauvreté visent encore à sensibiliser la population et à rappeler la nature politique des enjeux de pauvreté et d’exclusion sociale. Réalisées en collaboration avec l’illustratrice Mathilde Cinq-Mars, les cartes proposent un portrait de quelques personnages en situation de pauvreté. Ainsi, Michel, le personnage qui reçoit des prestations d’aide sociale, est «Perdant à tous les mois»; Malaïka, qui travaille à temps plein toute l’année, n’a «Pas de célébration», alors que Suzanne, jeune retraitée, tourne «La roue de l’Infortune» et que la famille Tremblay-Diaz ne peut s’offrir «Rien d’Extra». (http://www.pauvrete.qc.ca/campagnes-2/campagne-cartes-de-noel/)

Pour en apprendre davantage sur les situations de Michel, de Malaïka, de Suzanne et de la famille Tremblay-Diaz, on trouve sous leur portrait une petite devinette dont la réponse est cachée… dans une case à gratter!

Quoi faire? Copier l’une ou l’autre des cartes et l’envoyer à son député ou à des personnes à conscientiser. Ou communiquer avec Virginie Larivière au Collectif pour obtenir des cartes (virginie@pauvrete.qc.ca).


Parlant… Autochtones et personnes réfugiées

Dans le numéro précédent, nous avons commencé à nous intéresser aux populations autochtones et réfugiées, les unes et les autres souvent en situation de pauvreté. Nous vous avions invitées à partager ce que votre expérience de la fréquentation de ces personnes vous a appris sur leur réalité. Une réponse est venue ; la voici.

Régulièrement, les femmes autochtones sont mes vis-à-vis sur le trottoir particulièrement rue Ontario et Ste-Catherine. On se regarde et on se sourit, c’est notre dialogue ouvert. (…) Plusieurs fois par semaine, en me rendant dans les écoles, je rencontre des femmes au visage voilé, tête basse… J’ai toujours persisté à les regarder «en toute égalité et douceur». Maintenant, on se fait un généreux sourire. Je voudrais tellement leur dire : au-delà du vêtement, on est des sœurs, on se comprend !  

Louise Frigon, CND

Et voici maintenant, pour en apprendre un peu sur la réalité des personnes, des histoires à lire entre les lignes.

Histoire d’une famille syrienne arrivée au Canada suite à un parrainage privé.

Ils arrivent au pays, soit à Montréal, le 18 février 2016. Des bénévoles vont les chercher pour les conduire à leur nouvel appartement à Joliette. Les chocs de part et d’autre commencent. D’abord pour nous, qui ne savions pas la composition exacte de la famille. Nous accueillons un couple âgé de 44 et 45 ans, leurs deux fils de 17 et 19 ans et la mère de monsieur qui a 70 ans.

De leur part, au-delà du soulagement d’être enfin dans un pays sécuritaire et d’être libres, il y a tous les deuils à faire de tout ce qu’ils ont laissé là-bas. C’étaient des gens aisés dont le père était propriétaire de quelques pizzérias et habitué à gérer lui-même ses affaires. La grand-mère ne vivait pas dans la même maison qu’eux et les garçons travaillaient. Donc se retrouver tous les cinq dans un 5½ et sans emploi, c’était un choc.

Deux jours après leur arrivée, des bénévoles accompagnent le père à l’urgence. Ils pensent d’abord à une crise cardiaque mais non, c’était une crise d’angoisse, probablement due à tout le stress accumulé depuis des semaines, voire des mois. Nous apprenons alors que monsieur a des problèmes cardiaques et probablement d’autres problèmes de santé que nous ne connaissons pas.

Ce qui a facilité grandement leur intégration c’est que, sauf la mère, ils parlent tous plus ou moins l’anglais. Nous réussissons à trouver un emploi dans un restaurant pour le père et les deux fils. Là encore, il y a un choc des cultures. Monsieur n’accepte pas de recevoir des ordres de la propriétaire parce que c’est une femme. Après bien des rencontres pour régler le problème, ils finissent par perdre leur emploi.

Parrainer une famille, c’est recevoir une boîte à surprise. Nous ne savons pas qui nous accueillons, quelle sera leur santé, ce qu’ils ont vécu comme traumatismes, etc. Malgré tout, nous sommes entièrement responsables de cette famille à tous les points de vue pendant un an.

Louise Breton, CND


La Maison Ronde et… le trottoir

Dans le journal Métro, un vendredi, on parle d’un restaurant tenu par des autochtones, fait unique dans Montréal, dit-on. Son nom, La Maison Ronde, située sur Atwater. Je décide d’y aller le dimanche suivant. Pour y arriver je contourne cônes oranges et clôtures métalliques qui entourent le coin.

Le tel restaurant existe bien, mais il est fermé. J’ai faim, je n’ai pas dîné. Et voilà que je tombe, tout près, sur un lieu de distribution de nourriture pour itinérants, en l’occurrence ici manifestement un groupe d’autochtones anglophones. Ça m’interpelle, je m’approche pour parler avec ces deux hommes (blancs et d’un certain âge) responsables du lunch. On me demande d’emblée : Avez-vous faim? Bien… ou ! Voilà, il nous reste des patates, et voici la dernière fourchette. Je reçois l’assiette de carton avec reconnaissance et je m’assois sur le bord du trottoir parmi ce petit groupe constitué surtout de très jeunes femmes présentables et quelques gars. Une femme plus âgée, ne me parait pas très sobre et parle en langue indigène. Un des jeunes me tend son assiette et m’offre sa viande… Je les écoute. Les deux samaritains s’apprêtent à partir en auto (le lunch était dans le coffre arrière), puis se ravisent. Ils ont des stylos à partager. La plus âgée refuse, ne sachant pas lire et écrire, dit-elle. À moi, on n’en n’offre pas… peut-être pour la même raison !

Quelques jours plus tard, je suis retournée manger de la banique à la Maison Ronde. Ce pain sobre de tradition indigène est tout simplement délicieux. Dans ce casse-croûte, il y a même un tout petit espace pour y déposer des livres que vous pouvez prendre en passant. Double intérêt de ma part pour aller visiter mes amis et leur apporter un livre. Belle initiative autochtone que cet espace repos !

Francine Fournier, CND

 

 

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