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Groupe Solidarité Justice

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En ce temps de Noël: le paradoxe du triomphe du petit contre le puissant. De la simplicité contre le grandiose. De la parole contre le mutisme. Du bon sens contre les idéologies figées. De la vie contre la loi.

Le quartier du Sud-Ouest de Montréal possédait une merveilleuse église bâtie entre 1924 et 1928 et ornée des verrières créées par le célèbre artiste Guido Nincheri, surnommé le Michel-Ange montréalais. Cette église, sous le vocable de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, était le rendez-vous des catholiques pendant près d’un siècle. Le parvis servait de tribune et d’espace de rencontres hebdomadaires pour les communauté italienne et francophone de la Côte St-Paul et de Ville-Émard.

Après des années d’affluence de divers groupes religieux, avec l’influence de la laïcité et l’effervescence de nouveaux groupes de jeunes dans le secteur, la mission traditionnelle de la paroisse fut remise en question. En 2015, la grosse cloche de bronze qu’abritait le clocher depuis presque cent ans et qui sonnait les heures, les Angélus, les mariages, les baptêmes, les funérailles, le tocsin et les grands évènements de la collectivité est descendue lentement, discrètement: mission accomplie!

Mais la vie n’est pas finie, elle resurgit de façon paradoxale comme en ce temps de Noël! Le paradoxe du triomphe du petit contre le puissant. De la simplicité contre le grandiose. De la parole contre le mutisme. Du bon sens contre les idéologies figées. De la vie contre la loi.

Un miracle s’est produit sous nos yeux! Des jeunes du Sud-Ouest ont troqué la rue pour un projet audacieux. Contre toute espérance, notre belle église reprend une deuxième vie à partir du souffle de gens ordinaires mais combien réels. Le nom de son deuxième baptême révèle l’essentiel de sa présence parmi nous, elle s’appelle désormais: Théâtre Paradoxe. Initiative d’insertion sociale, l’organisme anime et soutient, par les arts de la scène, une vie de rencontres, de partage de la beauté, d’animation d’évènements significatifs. Son influence se répand maintenant bien au-delà de nos limites puisque la télévision vient y produire l’émission de Télé Québec: «Y a du monde à messe!» Oui, le monde y revient attiré par l’appel des «faiseux» de sens.

S’il est vrai que Noël est une révélation du pouvoir de la Vie, que le Jésus de Nazareth invite les bergers et les sages à la même découverte, souhaitons-nous la perspicacité pour reconnaître dans nos milieux les traces inspirantes et vivifiantes de tous les paradoxes.

Que la Joie, la Justice, la Paix et l’Espérance soient nos compagnes de VIE en abondance!

Denise Brunelle, CND


Pour qui, pourquoi marcher?

En maintenant le focus sur la Marche mondiale des femmes et sur les revendications du Québec, les membres du comité exécutif ont fait l’exercice d’examiner quelques aspects importants des conditions de vie des femmes, soit des situations qui incitent à multiplier nos pas solidaires. Voici, en bref, le résultat de leur recherche.

Marcher en solidarité avec les femmes immigrantes parce que…

  • La priorité de carrière est souvent accordée aux hommes et nombre d’immigrantes viennent de pays où les femmes sont traditionnellement moins portées à travailler à l’extérieur. Ainsi, beaucoup de femmes immigrantes sont confinées à la maison ayant moins de possibilités d’intégration sociale et moins d’accès à la francisation.
  • Les femmes immigrantes qui ont accès à des emplois connaissent un haut taux de déqualification professionnelle: elles occupent plus souvent qu’autrement des emplois qui demandent peu de formation. Leurs emplois sont fréquemment précaires, chichement payés. Et elles sont davantage exposées au chômage; le taux de chômage est quatre fois plus élevé chez les femmes immigrantes récentes que chez les femmes nées au pays.
  • Les femmes immigrantes sont sujettes à des préjugés surtout si elles appartiennent à des minorités visibles; on parlera de discrimination intersectionnelle (croisement de plus d’une oppression).

Marcher en solidarité avec les femmes victimes de violence

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, les femmes continuent d’être victimes de violence parce qu’elles sont des femmes. À 96%, les femmes représentent la grande majorité des femmes agressées sexuellement ou autrement. Les femmes autochtones, pour leur part, affichent un taux beaucoup plus élevé que leurs concitoyennes allochtones. La violence est une des manifestations de discrimination systémique qui traduit des rapports de force inégaux entre les femmes et les hommes.

Outre la violence conjugale toujours largement répandue, la violence prend des formes telles la traite humaine, les rapports violents dans la prostitution, le harcèlement de rue, la violence à l’école, le harcèlement vécu par des femmes dans leur logement, la cyberintimidation et le cyber harcèlement. Ainsi, les réseaux sociaux regorgent d’insultes et de commentaires sexistes souvent haineux. Des politiciennes y goûtent et se mobilisent. Leur position dans les lieux de pouvoir facilite leur défense, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes visées.


Marcher en solidarité avec les femmes en situation économique précaire

La discrimination et l’iniquité en emploi [...]se manifestent par la concentration des femmes dans certains secteurs d’emplois bien précis ou dans des emplois à statut précaire, sous-payés et sans bénéfices marginaux ou avec les agences de placement.

Les femmes occupent 70% des emplois à temps partiel (40% des emplois atypiques). Certaines préféreront choisir des emplois à temps partiel pour pouvoir répondre à leurs exigences familiales. Pour plusieurs, cependant, il ne s’agit pas d’un choix : les seuls emplois disponibles, quand il y en a, sont des emplois à temps partiel.

70% des emplois au salaire minimum sont occupés par des femmes. Plusieurs femmes gagnent des salaires à peine plus élevés que le salaire minimum. L’équité salariale n’est pas encore atteinte; pour l’année 2018, l’écart de salaire est maintenant de 3$ l’heure en faveur des hommes.

Les femmes seules sont majoritairement sous le seuil de faible revenu. On peut comprendre que certaines femmes hésitent à mettre fin à une relation violente ou insatisfaisante à cause de leur manque d’autonomie financière.

Marcher pour résister au masculinisme ambiant

Marcher avec l’ensemble des femmes exposées à un masculinisme virulent qui va jusqu’à considérer Marc Lépine comme un héros. Entre 2011 et 2018, plus de six millions de commentaires misogynes ont circulé sur les réseaux sociaux. Il s’en dégage une perception selon laquelle les hommes sont opprimés et que les responsables de leur oppression, ce sont les femmes et le féminisme. D’où la haine des femmes, une vague de violences, des menaces de mort, voire des milliers de féminicides.

 

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