Elle
réalisa la tâche pour laquelle elle était venue à Montréal en y ouvrant au printemps
de 1658 la première école, dans une étable abandonnée. Pour assurer la permanence et
la stabilité de l'oeuvre d'éducation des enfants et des femmes de la Nouvelle-France,
elle a fondé une communauté de femmes non cloîtrées.
Même si les approbations civile
et ecclésiastique ne devaient venir que dans un avenir éloigné, cette communauté a
effectivement existé dès le 2 juillet 1659, au moment où Marguerite ramenait avec elle
ses premières compagnes, sur le bateau transportant la dernière des grandes recrues de
la Société de Notre-Dame de Montréal.
Comme plusieurs des autres dirigeants et
dirigeantes des débuts de Montréal, Marguerite Bourgeoys venait d'une région de France
où les femmes avaient des rôles importants, sur le plan social, au moins depuis le Moyen
Âge. En s'engageant dans l'aventure de Montréal, elle devenait partie prenante d'une
entreprise où les femmes jouaient des rôles décisifs, autant à l'arrière-plan, en
France, que dans l'organisation de la colonie naissante.
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